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  • : La Fédération Syndicale Etudiante - Lyon est une section locale de la FSE. Ses membres se battent pour des universités publiques, gratuites, laïques et ouvertes à toutes et à tous notamment aux enfants issus de la classe ouvrière. Vive l'Université critique, gratuite, publique, laïque, et populaire !

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Lundi 21 juillet 2008

Les élections étudiantes au Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche ont eu lieu vendredi dernier. C'est un enjeu important, car tout syndicat qui y obtient un élu peut ainsi obtenir des informations précieuses sur la politique gouvernementale, et y porter une voix d'opposition face au ministère et aux "syndicats" négociateurs/capitulateurs tels que l'UNEF, la Cé, etc. C'est aussi une manière de faire gagner une visibilité aux idées du syndicalisme de lutte et de lui permettre d'exister. Ces élections ont été, dans une large mesure, trafiquées de manière à empêcher la liste commune SUD et FSE d'accéder à un élu.

Objectivement, ces fraudes profitent aux "syndicats" étudiants traitres qui veulent continuer de négocier le rythme et l'intensité des attaques antisociales et antipopulaires du gouvernement au nom des étudiants.




Communiqué commun SUD Etudiant/FSE

ÉLECTIONS CNESER : DES FRAUDES DE GRANDE AMPLEUR


Vendredi 18 juillet, nous annoncions notre volonté d’exiger l’annulation des élections au CNESER sur la base de la non-sincérité d’un scrutin. A ce jour, une lettre a été envoyée au ministère afin de solliciter cette annulation.

Dans cette lettre, nous précisons notamment que nous avons pu recenser des cas de fraudes plus importants que ce que nous avions estimé dans un premier temps.

Si nous savions que plusieurs cas de boîtes aux lettres fracturées d’élu-e-s Sud ou FSE avaient été recensés lors de la période de campagne, et que plusieurs élu-e-s avaient été contraints de solliciter l’envoi d’un deuxième matériel de vote (pour cause de non-réception du premier). Lors du dépouillement, on a ainsi pu constater que l’on avait parfois les deux bulletins des élu-e-s concernés sur les tables du dépouillement. Dans ces cas de doublons, les bulletins ont été conservés par le ministère, et seul ce ministère et la justice peuvent y avoir accès. Mais les fraudes ne s’arrêtent pas à ces cas.

En effet, dans plusieurs universités, nous constatons que tous les bulletins envoyés n’ont pas été comptabilisés lors du dépouillement : s’agit-il d’une interception postale lors de l’envoi ? S’agit-il d’une interception lors de l’arrivée des bulletins au ministère ? Nous ne pouvons, en l’état actuel des choses, le savoir de manière exacte.

Enfin, le troisième cas de figure est le plus frappant. Dans certaines universités, des élu-e-s n’ont pas été en mesure de voter, et ont donc conservé leur matériel de vote intact. Or, leur vote a été comptabilisé lors du dépouillement. Il s’agit donc ici non seulement d’une usurpation d’identité, mais aussi d’un usage de faux puisque cela suppose que les auteurs des faits aient été en mesure d’éditer le matériel de vote.

Un refus de réponse de la part du ministère serait une nouvelle marque de discrédit sur ce scrutin : nous attendons donc que la Ministre prenne ses responsabilités en annulant ces élections au plus vite, et en sollicitant d’elle même la justice pour que la lumière soit faite sur les responsables de ces agissements.



Précédent communiqué de presse commun de Sud Etudiant et de la FSE:

Les élections CNESER doivent être annulées


Mercredi 16 juillet s'est tenu le dépouillement des bulletins de vote pour les élections des représentants étudiants au CNESER (Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche). Les résultats « officiels » annoncent 131 bulletins exprimés pour la liste Sud/FSE, qui n'emporte donc pas de siège à seulement 5 voies.


Ce dépouillement a eut lieu à la suite d'une campagne et d'un scrutin entâché de plusieurs cas de fraudes.

Il faut rappeler que ces élections se font par correspondance: le matériel de vote n'est pas envoyé par des moyens sécurisés par le ministère (ni même en recommandé). Au cours de la campagne, plusieurs élu-e-s sur les listes Sud étudiant ou FSE ont vu leurs boîtes aux lettres fracturées, et beaucoup d'autres n'ont tout simplement pas reçu leur matériel de vote (devant ainsi solliciter un nouvel envoi auprès du ministère que nos élu-e-s n'ont jamais reçu).

D'autre part, lors du dépouillement (dont les résultats sont donnés
université par université), nous constatons que de nombreux bulletins des élu-e-s Sud ou FSE ne sont pas arrivés jusqu'au ministère, alors qu'ils avaient été envoyés à temps.

De fait, des organisations présentes au CNESER ont reconnues hier que le scrutin était entaché de fraudes.

Nous tenons tout de même à souligner un fait important, qui déplaira à ceux/celles qui se sont rendus responsables de ces fraudes: la liste du syndicalisme étudiant de lutte Sud/FSE a su rassembler au-delà des villes où Sud étudiant et la FSE sont implantés. Nouvelle preuve de la force croissante du syndicalisme de lutte, et du courant de sympathie qui l'accompagne, et doit continuer de croître de manière unitaire.

Nous annonçons donc que nous présenterons un recours rapide au ministère (garant légal de la bonne tenue du scrutin) pour demander l'annulation de ces élections du fait de la non-sincérité du scrutin. Si l'annulation n'était pas rapidement acceptée, nous envisagerons tous les recours possibles dans les jours à venir.

Fédération Syndicale Etudiante
fse.relations@luttes-etudiantes.com

Fédération des syndicats Sud Etudiant
sud-etudiant@sud-etudiant.org
_________________
Militant AGET FSE
www.aget-fse.fr

par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : Activité dans les conseils communauté : Syndicalisme
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Jeudi 10 juillet 2008

 Depuis l’ouverture des chaînes d’inscriptions le 7 juillet, la FSE a recensé de nombreux cas d’étudiants à qui l’université Lyon 2 avait refusé l’inscription au moyen de barrages administratifs nouveaux et injustifés. Ce qui constitue une entorse manifeste au droit pour toute personne titulaire du baccalauréat de s’inscrire dans l’université de son choix et dans la discipline de son choix. Le syndicat CNT a lui aussi répertorié un cas.

La raison invoquée est que les bacheliers proviennent d’une autre académie. Dans d’autres cas, on refuse de reconnaître les équivalences permettant à un étudiant de s’inscrire conformément à son niveau d’études.

En particulier les démarches d’inscription dites « post-bac » instaurées à la suite de la loi Pécresse, sensée mettre en place l’« orientation active », ont, en créant de nombreux dysfonctionnements, révélé leur véritable objectif : instaurer une sélection voilée à l’entrée des universités !


Des situations comparables se reproduisent dans toute la France. La validation d’un nombre de places limité dans chaque amphi, l’« orientation active » mise en place sur la base des notes obtenues par l’étudiant dans son parcours secondaire, et qui vise à l’inciter fortement à s’inscrire dans une filière autre que celle qu’il a choisie, la signature obligatoire d’un « contrat de réussite » pour chaque étudiant en première année, qui permet de rendre la « réorientation » obligatoire en cas d’échecs, sont autant de dispositif prévus pour instaurer une sélection qui ne dit pas son nom. Les cas que nous avons recensé sont symptomatiques du début de cette évolution à Lyon2 même.


Rappelons que la FSE se prononce, elle pour une université publique, laïque, gratuite, ouverte à tous et de qualité, une université critique et populaire et donc sans sélection.

Notre détermination est totale à ne pas laisser passer une telle sélection à Lyon 2. Nous comptons obtenir coûte que coûte l’inscription de tous les étudiants qui se sont vu rejetés.


Nous appelons donc à un premier rassemblement de protestation pour obtenir leur inscription le vendredi 11 juillet à 14h30 au 4, bis rue de l’Université.

 

Fédération Syndicale Etudiante - Lyon

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par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : Luttes à la fac communauté : Syndicalisme
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Jeudi 10 juillet 2008

 La démission du Président de l’Université Lyon 2 Claude Journès, annoncée depuis un certain temps déjà, prendra effet au Conseil d’Administration du vendredi 11 juillet. Pour la FSE, qui demande sa démission depuis un an et demi, il s’agit d’un événement important, et aussi d’une victoire politique qui témoigne de réels succès dans la lutte que nous menons.

La situation récente


Il convient de bien mesurer la signification et l’impact de cet événement.

Depuis les élections étudiantes du 27 mars, qui ont placé la FSE en tête des organisations étudiantes loin devant l’UNEF, soutien universitaire de la présidence, et les élections des enseignants et personnels du 8 avril, qui ont placé la liste « Perspectives » en minorité (parmi les enseignants : 6 sièges sur 14), Claude Journès est désavoué de manière claire. Au cours des trois CA qui ont suivi (en moins d’un mois) le Président sortant a échoué dans sa tentative de constituer une majorité de gestion : sa liste de « personnalités extérieures », dont le vote était indispensable au fonctionnement du CA, a été rejetée systématiquement. La CA était pour ainsi dire « bloqué », suspendu à l’obstination à rester en poste de Claude Journès. Ce blocage administratif risquait d’avoir des conséquences dramatiques, telles que le non versement des salaires au personnel administratif et enseignant, ou amener à une mise sous tutelle de Lyon 2 par le ministère.

Un petit quart des universités françaises connaissent la même situation de blocage administratif.

Pour sa part, la FSE s’est toujours opposée à ce que des patrons, ainsi nommés « personnalités extérieures » aient droit de cité dans les décisions prises par une université. Ces listes de « personnalités extérieures », dans une logique clientéliste, conduisaient à fournir ces entreprises en chair fraîche de travailleurs, tout spécialement formés à leurs besoins. La FSE a donc clairement exprimé sa position de rejeter toute liste de personnalités extérieures.

Face à cette situation de défiance, et face aux pressions mêmes de ses propres partisans, Claude Journès a donc fini par démissionner.

Le bilan de Claude Journès

Mais cette situation n’est pas, pour nous, le fruit du hasard. Claude Journès, qui est devenu la pierre d’achoppement de toutes les contradictions qui déchirent l’université, a d’abord été l’exécutant zélé des réformes successives de casse du service public de l’enseignement supérieur. Il a été aussi l’instigateur d’un système répressif particulièrement insupportable contre les opposants aux réformes, tout particulièrement parmi les étudiants.


La FSE demande sa démission depuis février 2007, date de la première intervention policière à l’université, qui a donné lieu au procès de trois militants. Ont suivi :

  • la traduction en conseil de discipline de Samy Dichy, ancien élu au CA de Lyon II ainsi que de cinq autres personnes,

  • le fichage illégal pratiqué par l’administration,

  • le saccage de notre local syndical pendant le mouvement anti LRU,

  • l’intervention répétée et particulièrement violente des forces de l’ordre sur le campus pour écraser ce même mouvement,

  • lors de ces interventions, l’arrestation de plusieurs de nos militants.

Ont d’ailleurs été relaxés un de nos militants étudiant à Lyon II et un militant Sud Etudiant de Lyon III, jeudi 12 Juin. Il leur était reproché des actes de violence contre les forces de l’ordre. Ils avaient été arrêtés pour fait de grève le 6 décembre sur le campus des quais.

Ce système allait de pair avec l’installation de vigiles en uniforme, de caméras de vidéosurveillance, et avec une délation systématique. L’ensemble de cette politique avait été menée à l’instigation directe de Claude Journès.

Nous avons d’ailleurs remis le prix Orwell à Claude Journès, au nom de l’organisation Privacy International (http://www.privacyinternational.org/, http://bigbrotherawards.eu.org/) qui récompense personnalités, collectivités, exerçant une répression et une politique sécuritaire pour avoir permis à une entrepris de mettre au point des produits de surveillance dans le cadre d’un laboratoire universitaire. Claude Journès a accepté ce prix, mais la liste Perspectives, indignée, a causé une interruption de séance en quittant la salle.

La démission de Claude Journès est donc l’aboutissement de la lutte que nous avons menée, souvent seuls, pendant un an et demi. Elle montre que le rapport de force est en train d’évoluer positivement dans notre université.

 

En ce qui concerne les candidats à la succession

Le Conseil d’Administration qui se tiendra vendredi aura donc pour principal objet l’élection d’un nouveau président de l’université. Les 22 élus du CA devront se prononcer entre la candidate de la liste « Perspectives », Mme Brelot, qui incarne la continuité de la politique menée jusqu’ici, et le candidat de la liste Recherche, Enseignement et Démocratie (RED), M. Christin.

Pour nous, il est bien sûr totalement exclu de porter nos suffrages sur la liste « Perspectives », qui signifierait la perpétuation de la situation actuelle. Mais nous ne porterons pas non plus nos suffrages sur la liste « RED », qui ne s’est jusqu’ici distancée de « Perspectives » que sur sa droite, tout en se cachant derrière un discours démocrate.

Pour les tenants de la liste RED, chaque faculté au sein de l'université devrait faire ce qu'elle veut dans son coin, dans un climat élitiste et de concurrence. Dans une telle université les financeurs privés seraient seuls maîtres à bord.

Une université démocratique, nous sommes pour, mais nous, nous la voulons publique, gratuite, laïque, critique et populaire. La FSE a à porter les revendications et les intérêts des travailleurs en formation que sont les étudiants, non à choisir à quelle sauce ceux-ci devront être mangés.

Nous verrons ce que fera, une fois élu, le successeur de Claude Journès pour rompre avec la politique menée jusqu’ici, puisque c’est là la volonté d’une majorité de la communauté universitaire. Nous ne lui ferons absolument aucun cadeau, et nous continuerons de nous battre contre la privatisation de l’université, de nous battre contre la répression des mouvements sociaux, de défendre les étudiants défavorisés.

En refusant de participer à un tel choix, nous garantissons notre totale indépendance dans les luttes à venir, et nous refusons de devenir le « syndicat-maison » de quelque président que ce soit, comme le fut l’UNEF vis-à-vis de Claude Journès.

 


La Fédération Syndicale Etudiante - Lyon

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par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : communiqués de presse communauté : Syndicalisme
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Jeudi 10 juillet 2008

VOICI LE JOURNAL DE LA FSE... 1er NUMERO !
Il s'intitule "le pavé dans la FAC".

par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : Actualité de la FSE communauté : Syndicalisme
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Lundi 30 juin 2008

 

Les étudiant-e-s de l’université de Ouagadougou, du Burkina Faso se mobilisent pour la défense et l’amélioration de leurs conditions d’études depuis plusieurs semaines. Ils exigent notamment l'augmentation des capacités d’accueil des salles de cours, la revalorisation des bourses, la réduction des frais de scolarité...

 

Face à cela, le président de l'université de Ouagadougou répond par l'intervention des forces de l'ordre, composée par des policiers de la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS), des éléments des unités mobiles de la Gendarmerie Nationale (GN) et des militaires du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP). Suite à cette répression, le 17 juin des étudiants furent blessés par balles.

Pour les forces de l'ordre, cette répression dans le sang ne semblait pas suffire, et près de cinquante arrestations eurent lieu.

Dans la nuit du 24 Juin, quatre étudiants sont condamnés à six mois de prison avec sursis.

 

Face à cela, la mobilisation étudiante appelle à reconduire la grève. Les étudiants du Burkina Faso ne céderont pas face aux intimidations du gouvernement burkinabé, tant que les revendications légitimes du mouvement étudiants n'auront pas étés appliquées.

 

En solidarité totale avec le mouvement étudiant burkinabé, la Fédération Syndicale Étudiante apporte son soutien aux étudiants Burkinabé.

Nous condamnons la politique répressive du Burkina Faso, de ce fait, nous apportons notre soutien aux étudiants inculpés et aux victimes de la violence policière ordonnée par le président de l'université de Ouagadougou.

Nous réagissons également face à la situation ultra-précaire dans laquelle les étudiants burkinabé étudient, les critères de sélection marginalisent une grande partie de la jeunesse du Burkina Faso, peu d'étudiants ont accès aux bourses tandis que le nombre d'étudiant augmente d'année en année.

La Fédération Syndicale Étudiante est pour une université gratuite, publique, populaire, ouverte à tous et à toutes et se reconnaît dans les revendications portées par les étudiants Burkinabé.

 

La Fédération Syndicale Étudiante appelle donc à la mobilisation internationale, afin d'exiger du gouvernement Burkinabé le respect des droits étudiants, l'abandon des charges portées à l'encontre des étudiants condamnés et l'application des revendications du mouvement étudiant.

 

Non à la répression du mouvement étudiant!

Oui à la lutte étudiante!

 

Fédération Syndicale Étudiante

par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : Luttes dans le monde communauté : Syndicalisme
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