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  • : La Fédération Syndicale Etudiante - Lyon est une section locale de la FSE. Ses membres se battent pour des universités publiques, gratuites, laïques et ouvertes à toutes et à tous notamment aux enfants issus de la classe ouvrière. Vive l'Université critique, gratuite, publique, laïque, et populaire !

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Jeudi 19 juin 2008

Cette fin d’année particulièrement mouvementée fut marquée par la lutte menée par les lycéens contre la réforme Darcos. Cette lutte, bien que n’ayant pas obtenu gain de cause, doit servir à une nouvelle mobilisation à la rentrée prochaine.

Dans le même esprit, le gouvernement s’attaque à l’université. Parce que vous êtes la nouvelle génération d’étudiants, vous êtes les premiers concernés par les contre-réformes visant l’enseignement supérieur.

La FSE, syndicat majoritaire à Lyon2 se bat pour les droits étudiants pour une Université Publique, gratuite, laïque, populaire, ouverte à tous et à toutes. Nous luttons contre la politique capitaliste de démantèlement de  nos acquis sociaux.

Nous nous sommes mobilisés contre la loi d’autonomie des Universités et appelions à massifier le mouvement dans toutes les universités. Nous exigeons toujours l’abrogation de la loi LRU, et de toutes les réformes qui ont suivis et précédés dans la logique du processus de Bologne, visant à l’harmonisation de l’enseignement supérieur en Europe, menant progressivement à une privatisation des Universités.

Nous avons également soutenu le mouvement lycéen contre la réforme Darcos qui n’était qu’un copié collé de la réforme menée par Valérie Pécresse, la ministre de l’enseignement supérieur. 

Ces réformes successives misent en place par le gouvernement ont toutes pour but de soumettre l’université aux intérêts privés, à la rentabilité économique, et à professionnaliser l’enseignement, tout en précarisant les étudiants avant leur entrée sur le marché du travail.

 

Etat des lieux de la situation dans les universités :

 

LRU :

La loi relative aux Libertés et Responsabilité des Universités, mise en place par Valérie Pécresse durant l’été 2007 vise à soumettre les universités aux intérêts privés. Pour cela elle met en place un certain nombre d’éléments menant à précariser l’enseignement supérieur :

Ø       Dépendance financière au patronat : L’Etat organise la pénurie budgétaire au sein de l’université pour contraindre celle-ci à recourir à des fonds privés. La LRU permet la création de fondations qui pourront recourir au mécénat d’entreprises privées. En échange ces entreprises pourront influer sur le contenu des enseignements et sur la recherche.

Ø       La professionnalisation devient une mission prioritaire de l’université, en clair les formations dispensées devront se conformer aux besoins à court terme du patronat  et non pas développer l’esprit critique et la culture des étudiants.

Ø       Une sélection masquée dès le lycée: le processus d’ « orientation active » met en place une pré inscription (lettre de motivation, entretien avec des enseignants) qui vise à décourager les futurs étudiants de s’inscrire dans les filières jugées non rentables par les entreprises.

Ø       Le Conseil d’Administration, organe décisionnel de l’université est restreint. Sa composition change, la proportion des élus étudiants et du personnel diminue et des représentants du patronat doivent y siéger. Le président de l’université concentre de nombreux pouvoirs (droit de véto sur le recrutement des enseignants-chercheurs jusque là choisis par leurs pairs, primes au mérite…)

Ø       Casse de la fonction publique: Absence de création de postes de fonctionnaires de l’enseignement supérieur dans les années à venir, recours massif à des personnels précaires…

 

On assiste aux premières répercussions de la LRU avec notamment la création et l’aménagement de filières sur demande des entreprises (Exemple: Mise en place d’une licence Conforama à Tolbiac) et à la présentation du plan licence et du plan campus, qui ont suivis la loi.


 
Plan licence :

Ø       Ce plan organise la suppression des filières spécialisées en première année pour les remplacer par 5 grandes filières (sciences, médecines, sciences humaines, droit, histoire géographie). La première année devient une super terminale utilisée comme processus de sélection.

Ø       Il met en place l’« orientation active » à l'entrée de l'université. Les étudiant seront tenus de signer un contrat de réussite, en cas d’échec ils pourront être réorientés dès le 1er semestre en filière professionnelle.

Ø       Le ministère annonce une augmentation du nombre d’heures hebdomadaires (5h) sans créer de postes d’enseignants supplémentaires ce qui conduira soit à une surcharge d’enseignement pour les enseignants-chercheurs, soit à l’emploi de personnels non permanents. Cela aura donc des conséquences néfastes sur la qualité de l’enseignement et sacrifie l’activité de recherche.

Ø       Obligation de stages obligatoires en licence, non rémunérés.

                       

Plan campus :

Financé par la cession de 3 % d'EDF, il vise à créer 10 pôles universitaires d’excellences. Ce plan va renforcer la mise en concurrence des universités sur le territoire. En effet seuls 10 campus sur 85 sites universitaires pourront bénéficier de moyens supplémentaires, le gouvernement cherche donc à mettre en place une université à deux vitesses avec d’un côté des pôles d’excellences et de l’autre, des facs poubelles sous financées. Ainsi à Lyon les établissements élitistes comme l’ENS vont recevoir encore plus de fonds étatiques grâce au plan. Parallèlement le campus de Bron (de sciences humaines) qui est plein d’amiante, ne recevra aucune aide supplémentaire pour rénover ses bâtiments.

 

Bourses :

Malgré les effets d’annonce sur la création d’un 6ème échelon de bourse, en réalité le gouvernement supprime certains critères dans le calcul des bourses (parent isolé) et en dévalorise d’autres (éloignement familiale et handicap). Plus de 50 000 étudiants vont voir leur bourse diminuée et  2000 étudiants vont perdre leur bourse.

Parallèlement le gouvernement investit 40 millions d’euros de bourses au mérite, favorisant un système élitiste axé sur les résultats scolaires aggravant encore un peu plus la sélection sociale dans nos facs.

 

Sans papiers :

Dans le cadre de la chasse aux sans-papiers, orchestrée par le gouvernement, les universités n’ont aucun scrupule à collaborer avec la préfecture. Ces derniers pourchassent notamment des étudiants étrangers pour les expulser. Face à cette chasse à l’homme, la FSE exige la régularisation de tous les sans-papiers. Nous luttons auprès des étudiants sans-papiers dans des collectifs comme le Réseau Universités Sans Frontières, sur le mot d’ordre, « une carte étudiante = une carte de séjour ». Nous réclamons par ailleurs le retrait de la loi Hortefeux, à contenu raciste et exigeons la suppression du ministère de l’identité nationale et de l’immigration.

 

 

 

 

Site national : luttes-etudiantes.com

Blog de la FSE Lyon : http : //usel-fse.over-blog.com

Mail : uselfse@yahoo.fr

Contact : 06 75 54 73 73

Contre les attaques du gouvernement nous devons préparer ensemble les ripostes qui s’imposent ! RDV a la rentrée…

par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : Actualité de la FSE communauté : Syndicalisme
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Vendredi 13 juin 2008
VOICI DISPONIBLE LE PV DU CA

COMMUNIQUE DE L'USEL FSE

A PROPOS DU CA DU VENDREDI 6 JUIN 2008

 

La situation n'a pas évolué lors du CA du 6 Juin : la liste présentée par Claude Journès s'est vue refusée par les élus au CA, à 11 contre 10 et une abstention.

Cette situation souligne à la fois le refus de Claude Journès d'accepter le souhait de la majorité des élus du CA, qui est qu'il remette en cause son mandat mais aussi l'inadaptation de la LRU aux réalités universitaires et aux intérêts de la majorité de ses membres. La question des personnalités extérieures sera soumise encore une fois au CA avant la fermeture estivale de l'université.

 

Si cette situation de blocage se poursuit, la mise sous tutelle pourrait bien être décidée par le ministère, ce qui ne serait pas étonnant étant donné l'absence totale de consensus au sein du CA. Pour notre part, aucune alternative possible n'est souhaitable, RED ne valant pas mieux que la liste perspective.

 

Claude Journès s'est vu remettre par les élus FSE le Prix Orwell, qui lui a été décerné au cours des Bigs Brothers Awards par Privacy International pour avoir permis à une entrepris privée une entreprise privée de mettre " au point de produits de surveillance. Les étudiants de Lyon-II en sont les premiers cobayes". Sa politique de violente répression du mouvement anti-LRU (saccage de locaux associatifs et syndicaux, expulsion par les forces de l'ordre des campus, arrestation de militants) est également mise en cause par les organisateurs.

Nous ne pouvions que permettre la remise en main propre de ce prix amplement mérité, preuve en sont les multiples et intolérables attaques dont la FSE a été victime : Samy Dichy, précédent élu au CA, a été traduit en conseil de discipline de l'université (sans condamnation), notre local a été saccagé pendant le mouvement anti-LRU, un de nos militants a été arrêté lors d'un blocage symbolique de l'université, le 6 Décembre, pour fait de grève, ce qui a d'ailleurs lieu à un procès dont le verdict sera rendu le 12 Juin. Certains ont été blessés par les forces de l'ordre lors de cette même journée. Tout ces évenements ont eu lieu sur instigation de Claude Journès, qui prouvait là sa subordination au gouvernement.

Claude Journès a accepté ce prix, mais la liste Perspectives, indignée, a causé une interruption de scéance en quittant la salle.

 

A également été évoqué au cours de ce CA le plan campus. A l'instar de la liste PAU, nous récusons la logique néolibérale de dualisation de l'université de ce plan. Preuve en est la destination du financement à Lyon, les écoles, campus, déjà les mieux dotés.

 

L'USEL-FSE continue à s'opposer à la présence de représentants du patronat au sein du CA, à la présence de personnalités extérieures également et à l'ensemble de la LRU comme à la gestion de la pénurie budgétaire et exige toujours la démission de Claude Journès. Dans cette situation de vacance du pouvoir, la FSE continuera de se battre pour une université publique, laïque, gratuite et populaire.

par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : Activité dans les conseils communauté : Syndicalisme
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Jeudi 12 juin 2008

 

Il est du devoir de la FSE de tenir les étudiants de Lyon II informés de ce qui se joue en ce moment dans les Conseils d’Administrations. C’est avant tout la preuve de la justesse de la mobilisation que nous avons menée à l’automne contre la LRU, mobilisation qui n’a pas pu être menée à son terme à cause de la répression exercée par Claude Journès, sbire du gouvernement.

 

 

Vous pouvez consulter sur notre blog (http://usel-fse.over-blog.com/) les comptes rendus de CA. Nous devons également vous informer de façon plus concise. Cela dit, la complexité des évènements rend nécessaire la longueur de ce mail.

 

 Les CA se réunissent au sommet du dôme du palais présidentiel du campus des quais, dans une salle dont le confort et le luxe sont une insulte au personnel et aux étudiants. Siègent au CA élus professeurs, étudiants et du personnel, membres de droit (collectivités locales) et avec la LRU un nombre accru de personnalités extérieures (dont au moins un représentant du patronat). L’admission des personnalités extérieures au sein du CA dépend des 22 membres élus qui peuvent accepter ou refuser la liste de personnalités fournies par le président de l’université.

Or, Journès a déjà soumis sa liste trois fois au vote, et par trois fois le CA l’a rejetée, même aménagée. Journès refuse de remettre au préalable son mandat en jeu face aux 22 élus (les personnalités extérieures à qui il ouvrirait la porte du CA lui seraient reconnaissantes).

 

A terme, la paralysie du CA conduirait la paralysie de l’université, incapable d’embaucher mais aussi de payer son personnel. Mais cela n’arrivera pas : à la rentrée, vous trouverez sans doute l’université sous tutelle du ministère : le CA ne se réunira plus et ce sera une équipe nommée par le gouvernement qui prendra les décisions. Un petit quart des universités françaises connaissent le même blocage administratif. La faute en revient à la loi ainsi qu’au président de l’université, Journès.

 

La FSE ne considère pas le CA comme organe de décision légitime et démocratique et sa dissolution lui importe peu. Nous avons refusé la liste présentée par Journès car des intérêts privés et économiques n’ont pas à siéger au CA de l’université. Nous constatons que l’UNEF, la CGT, l’UNSA s’accommodent très bien de la LRU à laquelle nous nous sommes toujours opposés et continuons de nous opposer sans nous ni vous trahir. La FSE a à porter les revendications et les intérêts des travailleurs en formation que sont les étudiants, non à choisir qui sera leur bourreau.

 

De plus, que nous propose Journès ? La loi ne lui impose qu’un représentant du patronat, Journès faisait du zèle et en proposait au départ deux. L’un de France Telecom, l’autre de Mérial, industrie pharmaceutique. Le management de France Telecom, contrairement à ce que soutient Journès, ne fait pas dans le social, quant à l’industrie pharmaceutique, chacun sait qu’elle est loin d’être irréprochable. La pharmacie et le secteur de la santé sont un secteur de partenariat privilégié pour Claude Journès.

Il souhaite dans une logique clientéliste fournir ces entreprises en chair fraîche de travailleurs, tout spécialement formés à leurs besoins. Les élèves des filières Histoire de l’Art, Anthropologie ou Histoire ne sont absolument pas pris en compte dans le choix proposé par Journès. Il s’agit de rendre rentables les étudiants d’Economie, Droit, Sciences cognitives, Psychologie.

 

L’UNSA, qui a voté pour la liste préfère le vocable «  représentants du monde de l’entreprise » plutôt que du patronat. L’UNSA a placé sur la liste de Journès le directeur du Vinatier. C’est là encore un représentant du patronat, finalement, pour qui les élèves de psychologie formeraient des contingents de stagiaires gratuits, palliant les manques budgétaires de l’hôpital public.

 

La conduite de l’UNEF est scandaleuse : elle a voté la liste des personnalités extérieures, qualifiant la première, avec deux représentants du patronat, de « bonne », et la deuxième de « meilleure » encore. Elle lui paraît équilibrée.

En réalité, la fidélité envers les pouvoirs en place à l’université est une nécessité de survie pour l’UNEF qui a été laminée partout en France.

L’UNEF propose sur la liste de Journès un directeur de la MGEN, mutuelle des enseignants. Elle ose se féliciter des stages qu’ils pourraient offrir aux étudiants, arguant pour se justifier qu’ils seront rémunérés (mais pas au SMIC, quand même : travailleurs gratuits ou au rabais, c’est plutôt offrir les étudiants à la MGEN que l’inverse).

EVU après avoir voté contre s’est abstenue, considérant que prendre une décision, c’est trop de pression.

La Cé a voté jusque là pour la liste des personnalités extérieures. Mais l’élu de la Cé comme celle de l’UNEF ne prendront pas part au vote lors du prochain CA. L’UNEF et la Cé lâchent Journès !

 

La CGT, quant à elle, a voté la liste proposée par Journès et placé dessus un vice-président du conseil économique et social de la CGT.

 

La liste des personnels et enseignants PAU a quant à elle tenu jusque là des positions justes et refuse l’application de la LRU.

 

Soulignons la totale inadéquation de la LRU avec la réalité d’une université de sciences humaines et sociales. De nombreuses filières ne sont pas rentabilisables : quel avenir pour elles si les votes au CA dépendent de représentants de secteurs économiques ?

 

Derrière la question des personnalités extérieures, s’en cache une autre qui explique le refus opportuniste de la liste RED, qui n’a rien contre le fait que des représentants du patronat siègent au CA, de voter pour la liste présentée par Journès. RED est une liste de professeurs et personnels menée par le doyen de science éco, Tiran. Il s’agit de la question du pouvoir à l’université. En effet, voter la liste des personnalités extérieures signifie soutenir Journès et son équipe.

 

La FSE demande sa démission depuis le festival « grille ta fac ». Ont suivi la traduction en conseil de discipline de Samy Dichy, ancien élu au CA de Lyon II, le fichage illégal pratiqué par l’administration, le saccage de notre local syndical pendant le mouvement anti LRU, l’intervention des forces de l’ordre sur le campus, l’arrestation de plusieurs de nos militants. Ont d’ailleurs été relaxés un de nos militants étudiant à Lyon II et un militant Sud Etudiant de Lyon III, jeudi 12 Juin. Il leur était reproché des actes de violence contre les forces de l’ordre. Ils avaient été arrêtés pour fait de grève le 6 décembre sur le campus des quais.

 

Nous avons d’ailleurs remis le prix Orwell à Claude Journès, au nom de l’organisation Privacy International (http://www.privacyinternational.org/, http://bigbrotherawards.eu.org/)  qui récompense personnalités, collectivités, exerçant une répression et une politique sécuritaire.

 

Les tractations tentées par Journès se sont soldées par un échec. RED ne se contente pas d’un poste de vice-président, comme Journès le proposait. Le président de l’université refuse à chaque CA de remettre en jeu son mandat car il sait qu’il serait incapable de trouver une majorité. Nous ne voyons pas d’ailleurs ou en trouver une, et, étant donné les rapports de force internes au CA, nous voterons contre toutes les propositions d’équipe présidentielles qui pourraient être faites. RED tient des positions plus à droite que celles de Journès tout en se cachant derrière un discours démocrate. Une université démocratique, d’accord, mais nous, nous la voulons publique, gratuite, laïque, critique et populaire.

 

Un dernier CA se tiendra avant la fermeture estivale de l’université. Le résultat sera sans aucun doute le même : la liste des personnalités extérieures sera rejetée et nous aurons à faire face à une mise sous tutelle de Lyon II. Et ce sera à la fois la faute de la LRU et de Claude Journès !

 

La FSE continuera à se mobiliser dans les conseils comme sur les campus et dans la rue pour faire triompher les revendications d’un syndicat de classe, de masse et de lutte. Aujourd’hui comme demain notre rôle est de vous informer des coups bas et des conspirations de ceux qui veulent subordonner le savoir au capital.

par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : Activité dans les conseils communauté : Syndicalisme
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Jeudi 5 juin 2008

Lors de ces deux CA, Claude Journès a tenté de faire adopter par les élus une liste de personnalités extérieures, comprenant deux représentants du patronat pour la première, la deuxième n'en comptant qu'un seul.

Mis en minorité, Claude Journès refuse jusque là de remettre en jeu son mandat de président, condamnant l'université Lyon II au blocage administratif et la menaçant de mise sous tutelle.

Bien qu'édulcorés, ne reflétant pas à sa juste mesure l'ambiance très tendue de ces deux CA, ces procès verbaux de CA vous donneront un aperçu de ce qui se trame sous le dôme présidentiel. Il est de notre devoir de les publier, afin que les étudiants puissent y voir confirmée la justesse du combat qui a été mené contre la LRU, tant ses conséquences déstastreuses y apparaissent clairement.

Le compte rendu du CA du 16 Mai.

Le compte rendu du CA du 23 Mai.

par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : Activité dans les conseils
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Mercredi 21 mai 2008

 

RDV 29 MAI 14h00
 Nouveau palais de Justice arrêt de Tram T1 Servient
Soutien à tous les inculpés !
Exigeons l'arrêt des poursuites pour les mouvements sociaux !
Venez soutenir les deux étudiants arrêtés pendant le mouvement anti-LRU !


Communiqué sur l’arrestation policière d’étudiants

Le 6 décembre à la faculté de Lyon 2 quais

 

Dans le contexte de la loi LRU sur l’autonomie des universités, les étudiants de Lyon 2 quais décident le 4 décembre, unanimement et démocratiquement, de prolonger le blocage de leur faculté sur le site des quais effectif depuis plusieurs semaines déjà.

Suite à cette décision votée en Assemblée Générale, les étudiants viennent tenir le blocage ce jeudi 6 décembre au matin. Les modalités de celui-ci était qu’il soit pacifique et symbolique (donc partiel, seule une entrée était bloquée). La Présidence de l’université face à cela requiert l’intervention des forces de l’ordre afin de les déloger. Cette intervention est plus que musclée, les étudiants se faisant molester et matraquer par les CRS. Il en résulte plusieurs blessés (dont certains finiront à l’hôpital), et l’arrestation arbitraire de deux jeunes étudiants syndicalistes sous le prétexte de « violence volontaire aggravée sur représentant de l’ordre public».

Ces derniers sont immédiatement mis en garde à vue et transférés au commissariat  du 7e. Prises d’empreintes, d’ADN, fichage, fouille au corps, interrogatoires, pressions, la présomption d’innocence ne semble pas être en œuvre partout !

Un médecin ainsi qu’un avocat est demandé par les étudiants arrêtés, médecin qui constate les hématomes des étudiants qui sont portés comme preuve de leur « sauvagerie et violence ». Les parents n’ont  pas été contactés malgré leur demande.

Dans l’après-midi un transfert s’effectue au commissariat de marlius berliet dans lequel ils subiront plusieurs interrogatoires et pressions (« libération » en cas d’aveux écrits et signés, menaces d’alourdissement de peine…).

Les interrogatoires néanmoins prennent vite une tournure politique au détriment d’une réelle recherche de vérité (questions portant sur les appartenances politiques, les syndicats, les opinions sur divers sujets, l’investissement politique de chacun…)

Le lendemain matin, après 24h de garde à vue, les étudiants sont « relâchés ». Ils signent un papier attestant leur fin de garde à vue, mais sont néanmoins menottés et transférés dans d’autres cellules sous le Palais de justice dans lesquels ils passeront environ 7 heures, sans aucune indication sur leur droit ou leur statut pendant ces 7 heures d’emprisonnement « préventif ». Ils passent enfin en comparution immédiate dans l’après-midi, au cours de laquelle l’avocat demande un report du procès afin de collecter des informations. Il obtient gain de cause. Après deux autres passages au tribunal dans lesquels le procès est reporté, les deux étudiants seront définitivement jugés le 29 mai à 14h au Palais de justice.

 

par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : Répression des luttes
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