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  • : La Fédération Syndicale Etudiante - Lyon est une section locale de la FSE. Ses membres se battent pour des universités publiques, gratuites, laïques et ouvertes à toutes et à tous notamment aux enfants issus de la classe ouvrière. Vive l'Université critique, gratuite, publique, laïque, et populaire !

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Samedi 26 avril 2008

MARDI, 14h00, place BELLECOUR, Manifestation des lycéens à laquelle la FSE s'associe.

JEUDI 1er MAI : Manifestation à l'occasion de la fête du travail, à 10h00, place Jean Macé.

par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : Actualité de la FSE
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Samedi 12 avril 2008

LUNDI : préparation du forum des associations à 11h00 (répression) aux quais et à 16h30 (au même endroit, pour l'exposé sur les réformes d'harmonisation universitaire.
MARDI : forum des associations aux quais. RDV à 9h30.
MERCREDI : forum des associations à Bron. RDV à 9h30.
Passez quand vous pouvez lors de ces deux jours.

par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : Actualité de la FSE
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Lundi 31 mars 2008
VICTOIRE!

Changement de majorité parmi les étudiants de Lyon 2

 

Le 27 mars 2008 se sont tenues à l’Université Lyon 2 des élections étudiantes au Conseil Centraux (notamment Conseil d’Administration et Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire, qui dirigent l’Université). 5 sièges étaient à pourvoir au CA, et 14 au CEVU.

Lors de ces élections, la FSE est arrivée très largement en tête avec 32% des voix, loin devant l’UNEF qui n’a obtenu que 23%. A titre de comparaison, aux élections de l’année dernière, l’UNEF avait obtenu 53% et la FSE 10%. Il s’agit donc d’un retournement complet de la situation. Pour nous, il s’agit d’une victoire historique que nous avons arraché dans ce qui était pourtant l’un des fiefs historiques de l’UNEF, l’université de Bruno Julliard.

La répartition des sièges est la suivante :

CA

 

FSE : 2 sièges

 

UNEF : 1 siège

 

Cé : 1 siège

 

EVU (liste corpo) : 1 siège

 

 

CEVU

 

FSE : 5 sièges

 

UNEF : 3 sièges

 

Cé : 3 sièges

 

EVU : 2 sièges

 

UNI : 1 siège


Avec un tiers des voix, la FSE s’impose clairement comme la première force syndicale étudiante de Lyon 2. Ce résultat sanctionne une nette progression de notre activité dans les derniers mois, dans la lutte contre les mesures du gouvernement, sur les questions sociales, internationales, aux côtés des sans-papiers, contre la répression, dans la défense quotidienne des étudiants, etc.

Nous spécifions néanmoins que nos excellents scores ont été objectivement facilités par un taux de participation plus bas que d’habitude (moins de 10%), et par l’effondrement quasi-total de l’UNEF au plan local, bien qu’elle ait fait venir des renforts de toute la France pour l’aider dans sa campagne électorale. Le résultat n’en reflète pas moins une réelle évolution du rapport de force.

D’où vient ce résultat ?

Ce résultat, avant tout, a une signification politique. Il signifie qu’une grande partie des étudiants partagent notre analyse sur le caractère nocif des mesures gouvernementales. Ce résultat est, quelque part, une émanation du mouvement contre la Loi LRU de novembre/décembre 2007.

D’autre part, ce résultat exprime, dans une certaine mesure, le rejet de la politique musclée, autoritaire, répressive du Président de l’Université Claude Journès, dont nous avons été, sommes encore et continuerons à être les principaux opposants étudiants. Rappelons que la présidence universitaire, a, cette année et l’année dernière, fait intervenir de nombreuses fois la police sur les campus et fait arrêter de manière ciblée des étudiants militants, dont des adhérents de la FSE. Depuis 2 ans, plusieurs instructions ont été ouvertes, sur plaintes de la police, de tiers ou de l’Université elle-même. L’année dernière, nous avons acquis la preuve que l’Université pratique le fichage des étudiants militants, notamment au moyen des caméras de vidéosurveillance. 6 étudiants dont notre élu au Conseil d’Administration avaient par la suite été traînés en Conseil de Discipline pour « divers troubles portant atteinte à l’ordre et au bon fonctionnement de l’Université », sur la base d’accusations infondées et de nature politique. Heureusement, aucune exclusion n’a pu être prononcée. Cette année, outre le matraquage systématique des étudiants grévistes, la présidence n’a pas hésité à faire vider notre local et à se saisir de nos affaires, le même sort ayant été réservé à 5 autres associations. Pour finir, l’un de nos camarades arrêté de manière ciblée devant l’Université lors d’un « déblocage » par les CRS doit comparaître le 29 mai devant la justice sur l’accusation sans preuves de « violence sur agent ».  Rappelons que ce jour là, comme en témoignent de nombreux films et témoignages, la violence se situait du côté de la police et non pas des étudiants. Ces faits ont réellement marqué les étudiants. Pour eux, le principal responsable n’est autre que le Pdt Claude Journès. Ils savent que le Conseil d’Administration devra voter la confiance à Journès, et beaucoup ont voté pour nous sur la base de notre engagement à voter « non ». Des phénomènes analogues pourraient bien avoir lieu lors des élections enseignantes du 8 avril.

Ce résultat, enfin, traduit tout autant notre progression que l’affaiblissement continu des autres forces étudiantes. La Cé, l’UNI et les corpos, par leurs scores médiocres, montrent le faible nombre d’étudiants qui soutiennent les mesures du gouvernement, et leur difficulté à s’implanter durablement. La Cé par exemple avait investi des moyens énormes avec comme objectif clair d’arriver en tête et d’enlever la majorité en captant les voix des étudiants antigrévistes « modérés ». Elle talonne à peine l’UNEF, faisant jeu égal avec elle en termes d’élus.

En ce qui concerne l’UNEF, elle paye durement ses choix pendant la grève et ses ambiguïtés. Une grande partie de leurs militants confient même avoir voté pour nous. Un jour pour la grève, contre le lendemain, elle a réagi à la répression policière en prétendant ne soutenir « ni le blocage, ni la répression ». Son incapacité à demander l’abrogation de la Loi LRU ou à condamner la présidence universitaire, provenant de ses méthodes capitulardes et collaborationnistes, lui a fait perdre à la fois le soutien des grévistes et des antigrévistes.

Ce que compte faire la FSE

            La FSE se félicite bien évidemment de cette victoire. Mais nous ne comptons pas nous endormir sur nos lauriers. Bien que nous disposions d’élus au sein du CA et du CEVU, ces instances n’en reste pas moins fondamentalement antidémocratiques, de véritables chambres d’enregistrement pour le Ministère et la Présidence universitaire.

            Nous ne comptons pas cogérer la pénurie budgétaire aux côtés de la Présidence, ni négocier le rythme et l’intensité des attaques contre les étudiants, comme l’avait fait l’UNEF. Nous serons au contraire la voix, les yeux et les oreilles de la résistance à ces politiques. Notre rôle ne consistera pas à proposer mais à revendiquer. Notre rôle dans les conseils sera aussi d’informer les étudiants de ce qui se trame dans leur dos, et le cas échéant de les mobiliser.

            Les transformations profondes de l’Université, synthétisées par les réformes universitaires, nous donnent du pain sur la planche :

 

-                            l’étranglement budgétaire organisé par l’Etat vise à obliger l’Université à donner une influence croissante aux financements privés et à liquider les filières non rentables,

-                            l’absence de créations de postes titulaires engendre un précarisation croissante du personnel enseignant,

-                            la multiplication des stages en entreprises non rémunérés dans les cursus, la casse du cadre national des diplômes et leur non reconnaissance dans les conventions collectives, s’attaquent directement au statut des étudiants comme futurs salariés,

-                            les annonces du gouvernement sur une augmentation drastique des frais d’inscription dés l’année prochaine va rendre encore plus difficile l’accès à l’Université pour les classes populaires,

-                            la sélection dés la première année (qui est évoquée dans la loi LRU et le Plan Licence), sous couvert « d’orientation active » finirait de mettre en place une fac élitiste,

-                            en ce qui concerne les questions sociales, alors que de moins en moins de fils d’ouvriers peuvent accéder à l’université, les conditions générales de vie et d’études continuent de se déclarer,

-                            Pendant ce temps, le gouvernement continue de s’attaquer aux conditions de vie des travailleurs, qu’il s’agisse du contrat de travail, de la retraite, de la santé, etc.

A l’exacte opposé de ces politiques, la FSE prône une Université publique, laïque, gratuite, ouverte à tous, de qualité, critique, populaire. La FSE prône également la solidarité entre les étudiants et les travailleurs dans la défense de leurs droits. Nous sommes pour une Fac fermée aux intérêts privés, et pour une Fac ouverte aux enfants d’ouvriers.

            Notre projet ne prendra pas vie dans les Conseils, mais dans une lutte de classe et de masse. C’est au fond sur la défense de cette ligne, loin des promesses démagogiques des autres listes, que nous avons remporté des succès, et que nous espérons en remporter d’encore plus importants.

C’est sur la base de cette ligne, que nous appelons le plus grand nombre à rejoindre la FSE ou à se rassembler autour de nous, en tant que nouveau pôle de résistance universitaire. Sur la base de ce succès, nous sommes motivés à construire l’organisation puissante qui pourra tenir en échec les politiques du Ministère et de la Présidence universitaire.

 

La Fédération Syndicale Etudiante


par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon
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Mardi 5 février 2008

 

Le « Plan Licence », une nouvelle attaque contre les étudiants et les personnels


Après la loi LRU, après la répression du mouvement étudiant, après la diminution des moyens et des postes qui continue de s’accentuer, de nouvelles attaques tombent sur les universités.

Le « Plan Licence » est un concentré de la politique gouvernementale en matière d’enseignement supérieur, à contre-pied des intérêts de la grande majorité des étudiants et des personnels. Bien qu’aucun poste ne puisse être créé, on annonce 5 heures de cours en plus par semaine et par étudiant, et une augmentation du rôle des TD au détriment des CM.

L’absence de création d’emplois dans les années à venir implique en effet que l’encadrement pédagogique supplémentaire se fera :

-soit grâce à une surcharge de cours pour les enseignants-chercheurs,

-soit à l’emploi de personnels précaires,

-ou bien… à une diminution du nombre d’étudiants.

Avec un personnel composé toujours plus de contractuels et toujours moins de titulaires, comment assurer un enseignement réellement universitaire ? Si les enseignants doivent faire plus de cours avec moins de postes, qui assumera la recherche ? Quelle sera la place de la recherche dans ce type d’université ? Quelle en sera la qualité ?

Ces objectifs intenables se font dans un esprit de « suivi individualisé » des étudiants dans le sens de son « orientation active » (encore réaffirmée), puis la « réorientation » c'est-à-dire de leur orientation imposée dans des domaines ou les débouchés sont jugés plus importants. Concrètement, chaque première année devra signer un « Contrat de Réussite », étant entendu que tous ceux qui échouent seront automatiquement réorientés.

Parallèlement, chaque établissement devra afficher sur le « site national d’orientation », les places disponibles pour chaque filière (ce qui amène la sélection), le taux de réussite aux examens (ce qui amène la concurrence entre universités et entre filières), et le taux d’insertion professionnel (ce qui soumet l’enseignement aux intérêts privés).



Un stage obligatoire non rémunéré de 3 mois devra d’ailleurs être effectué au cours de la licence. Autrement dit, il s’agit de travailler pour un patron gratuitement et à n’importe quelles conditions (il est démontré que beaucoup de patrons licencient pour recruter des stagiaires étudiants ou chômeurs).

La première année est transformée en une sorte de deuxième terminale (« enseignements fondamentaux » + « acquisition de compétences »), dont le seul but serait de d’orienter les gens le plus vite possible, le tout dans un contexte de professionnalisation supervisée par les entreprises. La démarche intellectuelle de chaque discipline est remplacée par un assortiment de « compétences », toujours plus ouverte sur l’entreprise privée. Le but n’est pas d’inculquer un enseignement de qualité basé sur la connaissance d’une discipline, mais de former, en trois ans une main d’œuvre malléable, précaire, et corvéable à merci. Au lieu de la critique et de la réflexion, c’est bien la soumission qui y sera inculquée.

C’est loin d’être terminé. Le « Rapport Attali », faisant écho à certaines déclarations de Sarkozy, prévoit la création de 10 grands pôles universitaires financés …à 80% par le privé… au plus grand sacrifice de toutes les autres activités universitaires non compétitives ! Ce serait une nouvelle accélération de la casse de l’enseignement supérieur public. La transformation à marche forcée, la diminution du nombre d’étudiants et la précarisation accrue peuvent donc d’ores et déjà commencer.

            L’université n’est pas la seule à être attaquée. L’enseignement secondaire, la santé, les retraites subissent également le feu du gouvernement. Encore plus grave, la « refonte » du code du travail et l’instauration d’un « Contrat de Travail Unique », avancent à grands pas, menaçant de généraliser la précarité, d’augmenter sans aucune limite les heures supplémentaires, de permettre un licenciement sans entrave ni justification.

            C’est le rôle d’un syndicat comme le nôtre de construire pas à pas la résistance, avec d’autres.


Construisons la riposte !

 

           

 

 

 

 

par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : Luttes à la fac
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Jeudi 6 décembre 2007

Zone de Texte:  COMMUNIQUE DU 06/12/2007

 

Nous soulignons notre indignation par rapport à la répression inouie exercée sur ordre du Président de l’Université Lyon 2 Claude Journès

 

Nous ne reviendrons pas sur les divers actes de répression commis par la Présidence dans la période récente et moins récente. Rappelons qu’ils se traduisent aujourd’hui par l’intervention quotidienne de la police et des gendarmes mobiles sur les campus pour matraquer les grévistes, depuis trois jours.

 

Aujourd’hui, un pas de plus a été franchi dans la répression. La police nationale est intervenue violemment avec pour but de procéder à des arrestations. Un étudiant a été blessé gravement à la tête (12 points de suture), et un grand nombre d’autres frappés brutalement.

 

2 étudiants, syndicalistes et militants actifs (dont un à la F.S.E.) ont été l’objet d’une arrestation ciblée. La police avait désigné très clairement une partie des « meneur/euse-s » du mouvement comme des cibles potentielles. Ces deux militants ont été chargés d’inculpations farfelues et mensongères, comme beaucoup de gens peuvent en témoigner, de « violences volontaires sur agent ». En réalité, la violence a été de la seule initiative de la police.

 

Les dites arrestations ont été l’objet d’un rassemblement d’environ 200 personnes devant l’Hôtel de Police de Marius Berliet. Les inculpés ont rendez-vous avec le Procureur de la République demain matin.

 

La liberté de réunion, autrement dit de tenir des Assemblées Générales, a été supprimée sans vergogne par M. Journès, de même que toute possibilité de débat à l’intérieur de l’Université. Les entrées sont contrôlées à toutes les portes par des vigiles privés particulièrement vindicatifs. Les CRS et gendarmes mobiles stationnent de manière quasi permanente sur les campus et à proximité.

 

Un grand nombre d’étudiantes et étudiants se sont refusé-e-s d’aller en cours, tandis qu’une part importante des professeurs et des personnels exerçait leur droit de retrait. Un regain de solidarité s’est donc fait jour au sein de l’Université. Des rassemblements unitaires auront lieu demain matin devant les entrées du campus.

 

La répression policière repose, du point de vue de la Présidence et de ses soutiens, sur un seul argument : le vote bidon organisé par la Présidence lundi, boycotté par prés de 85% des étudiantes et des étudiants. Un communiqué commun avait même été réalisé entre « bloqueurs » et « antibloqueurs » pour appeler au boycott du scrutin, qui ne laissait que deux choix : reprise des cours ou fermeture administrative (avec, implicitement, intervention immédiate de la police à la moindre tentative des grévistes de reprendre possession des lieux).

 

Ce jour là, la présidence nous avait refusé toute salle pour tenir l’Assemblée Générale hebdomadaire de Bron, feignant de s’offusquer, comme elle l’a fait dans un communiqué, qu’« un groupe d'individus, dont certains extérieurs à l'Université (sic !), aient tenté en violation des règles démocratiques les plus élémentaires, d'empêcher, sur les deux sites, le déroulement du scrutin »

 

Contrairement à certaines idées qui ont pu se propager ici et là, le mouvement pour l’abrogation de la LRU ne s’est pas « essoufflé » du fait du désintérêt des étudiantes et des étudiants. Il a été frappé par une répression menée systématiquement par la Présidence de Lyon 2, sans aucun doute sous l’impulsion du plus haut niveau de l’Etat. Et la présidence continue de se prétendre porte-drapeau des « règles démocratiques »…

 

Nous revendiquons l’arrêt immédiat des poursuites contre les deux camarades inculpés.

 

Nous demandons le départ immédiat des forces policières et militaires présentes à proximité des campus de Bron et des Quais, la suppression des Sécurités Privées et des contrôles de cartes d’étudiant à l’entrée des campus, le retour immédiat à la liberté de réunion sur le campus.

 

Nous continuerons à demander la démission de Claude Journès, Président de Lyon 2, particulièrement responsable des problèmes actuels.

 

Les matraques ne nous feront ni taire ni céder. La lutte contre la loi Pécresse continue.

par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : Actualité de la FSE
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