Présentation

  • : Fédération Syndicale Etudiante - Lyon
  • usel-fse
  • : étudiant lyon université syndicat lumière societe
  • : La Fédération Syndicale Etudiante - Lyon est une section locale de la FSE. Ses membres se battent pour des universités publiques, gratuites, laïques et ouvertes à toutes et à tous notamment aux enfants issus de la classe ouvrière. Vive l'Université critique, gratuite, publique, laïque, et populaire !

Syndication

  • Flux RSS des articles
Jeudi 6 décembre 2007

Dans la nuit du mercredi 28 novembre le Campus de Bron a été évacuée par les forces de l’ordre, avec le feu vert de la Présidence de l’Université. Un dispositif policier impressionnant (10 cars de gardes mobiles, 12 de CRS, au moins 20 membres des BAC et 5 des Renseignements Généraux) a été mobilisé pour une centaine d’étudiants occupant pacifiquement leur campus.

Le prétexte invoqué fut une action « supermarché gratuit » qui avait eu dans le voisinage de Bron, dont la décision et l’organisation se sont faites parallèlement au mouvement.

13 interpellations arbitraires ont eu lieu. Les arrêté-e-s ont été emmené-e-s à l’hôtel de police Marius Berliet. Ils et elles seraient inculpé-e-s pour "vol aggravé avec violence".

Une compagnie CRS et une de gendarme mobile, cela est un peu beaucoup pour défendre quelques légumes du Leader Price du coin : il s’agit pour nous d’un acte politique, celui de réprimer le mouvement étudiant contre la Loi Pécresse sur l’Autonomie des Université.

Après avoir déjà envoyé la police contre les étudiantes et étudiants sur les quais, mis à sac les locaux syndicaux et associatifs (dont le nôtre), organisé un scrutin électronique condamné par la CNIL, excité les « antibloqueurs », la Présidence vient juste après son nouveau forfait (et pour la deuxième fois), de fermer administrativement les deux campus jusqu’à la fin de la semaine pour couper court à tout débat parmi les étudiantes et étudiants et les personnels.

La Présidence, aux abois, se retrouve de plus en plus isolée sur sa position.

Rappelons que l’année dernière, la Présidence avait déjà envoyé la police contre des étudiants, suscité arrestations et inculpations arbitraires, fait la preuve de pratiques de fichage des étudiants, traîné six militantes et militants (dont l’élu FSE au Conseil d’Administration) en Conseil de discipline, interdit la « bouffe » associative.

La FSE Lyon, comme d’autres organisations en pointe du mouvement, ne se laissera jamais intimider par de telles pratiques. Elle incite à continuer et à intensifier la lutte pour obtenir l’abrogation de la loi Pécresse, et pour une riposte globale aux mesures antisociales du pouvoir en place.

- Nous appelons à la libération immédiate de toutes et de tous les inculpé-e-s, et au retrait de toutes les poursuites.

- Nous appelons à la démission immédiate de toute l’équipe présidentielle de l’Université Lyon 2 qui porte l’entière responsabilité de cette situation.

- Nous revendiquons enfin la non-application et l’abrogation de la Loi Pécresse, et un coup d’arrêt à la casse systématique des acquis sociaux qui se poursuit actuellement.

Nous continuerons la lutte pour une Université publique, critique, laïque, populaire, ouverte à toutes et à tous, de qualité. Nous continuerons la lutte pour défendre nos intérêts en tant que futur-e-s et actuel-le-s travailleuses et travailleurs.

par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : Actualité de la FSE
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 26 septembre 2007

 

AUJOURD’HUI, L’UNIVERSITÉ VA MAL

DEMAIN CE SERA PIRE !

Article L141-1 du code de l’éducation :

« La nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation, et à la culture; l’organisation de l’enseignement public, gratuit et laïc à tous les degrés est un devoir de l’Etat » (et aussi al. 3 du préambule de la Constitution de 1946).

Le 4 août 2007 a été votée la loi dite « Relative aux libertés et res-ponsabilités des universités ». Si le constat d’une défaillance de l’Université, pour assurer sa mission d’enseignement de qualité, est clair pour tous, toute réforme n’en est pas pour autant bienvenue. Déjà refusée sur le fond à deux reprises (2003 et 2005), cette loi s’inscrit pleine-ment dans la logique des réformes libérales engagées depuis plusieurs années.

La réforme dite « LMD » (2002), sous couvert d’une harmonisation européenne des systèmes d’éducation, a en réalité enteriné une inégalité des diplômes.

La dernière loi sur la recherche (LOPRI, 2005) a en partie soumis la recherche aux investis-seurs privés.

La loi d’autonomie, dernière étape de ce processus, introduit massivement les intérêts privés dans la gouvernance et le financement des universités. Il ne s’agit donc pas de « rupture » mais bien de continuité.

Cette loi, sous couvert d’une résolution miraculeuse de la double crise de l’Université et de l’emploi, a été élaborée en catimini et votée pendant l’été pour éviter toute contestation. Pour-tant de nombreuses mises en garde ont été envoyées au gouvernement. Ainsi différentes insti-tutions se sont prononcées contre cette réforme :

 

Le CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur Et de la Recherche) du 22 juin 2007,

 

25 Conseils d’administration d’universités (dont Caen),

 

De nombreuses organisations politiques, syndicales et associatives (ANDES, ATTAC, CFDT, CGT, FAGE, FCPE, FO, FSE, FSU, LDH, Les Verts, PC, PS, UNEF, UNL, UNSA, Sauvons la Recherche, SUD, Syndicat de la Magistrature...).

 

Il suffit de lire la loi pour être contre !

Pour une abrogation immédiate de la loi !

Tout comme pour l’adoption et l’acceptation du LMD, cette nouvelle réforme est censée améliorer le fonctionnement des universités françaises. Une simple loi, votée à la va-vite pen-dant l’été serait donc le remède miracle. Mais alors pourquoi n’avoir organiser aucune réelle concertation avec les acteurs des universités ?

Voici notre analyse de ce texte qui vous permettra de voir les enjeux réels de cette loi.

Démocratie bafouée :

Actuellement, l’administration des universités est composée de 3 conseils : le Conseil Scien-tifique (CS), et le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) détiennent le pouvoir de proposition, le Conseil d’Administration (CA) détient le pouvoir décisionnel.

Désormais, le CS et le CEVU perdent toute initiative et seront simplement consultés, au profit d’un CA tout-puissant (Art. 8 et 9).

La représentativité des personnalités extérieures, nommées par le Président de l’universi-té, est augmentée au dépend des personnels IATOSS et des étudiants. De plus, le nombre de membres au CA est réduit de 2 à 3 fois, accentuant ainsi une centralisation du pouvoir au profit direct du Président. En bon chef d’entreprise, celui-ci pourra :

 

Gérer la masse salariale : droit de véto sur les recrutements, attributions de primes, recrutement d’étudiants (sous-payés) pour des activités de tutorat et de service en bibliothèque, recrutement de contractuels pour toutes tâches ( Art. 19 et 22),

 

Avoir une voix prépondérante lors d’une égalité de voix au CA (Art. 7).

 

Aujourd’hui, il existe déjà des personnalités exté-rieurs qui siègent et déci-dent au CA de Caen, dont 3 représentants du MEDEF (Syndicat patronal)

Changement de composition du CA:

 

 

La représentativité des personnalités extérieures, nommées par le Président de l’universi-té, est augmentée au dépend des personnels IATOSS et des étudiants. De plus, le nombre de membres au CA est réduit de 2 à 3 fois, accentuant ainsi une centralisation du pouvoir au pro-fit direct du Président. En bon chef d’entreprise, celui-ci pourra :

 

Gérer la masse salariale : droit de véto sur les recrutements, at-tributions de primes, recrutement d’étudiants (sous-payés) pour des activités de tutorat et de service en bibliothèque, recrute-ment de contractuels pour toutes tâches ( Art. 19 et 22),

 

Avoir une voix prépondérante lors d’une égalité de voix au CA (Art. 7).

 

Financements des universités : des inégalités croissantes...

Le bilan est clair, l’université n’a pas assez de moyens. En effet, depuis déjà de nombreu-ses années, l’Etat ne finance plus l’université à la hauteur de ses besoins : bâtiments hors nor-mes d’incendie depuis 2000 à Caen, manque criant de personnels, manque d’amphis, de salles, d’ordinateurs et la liste est longue… De plus, ces budgets annuels, déjà largement insuffisants, ne sont versés dans les faits qu’à hauteur de 80 % dans la plupart des universités.

Voici les solutions proposées par le gouvernement :

 

Transfert de la pleine propriété des locaux publics à l’université. Celle-ci pourra les vendre ou les louer (alors qu’ils sont déjà en nombre et en état insuffisant) (Art. 32 et 33).

 

L’université doit se vendre auprès des entreprises privées : par manque de moyens, les universités cherchent de nouveaux modes de financement. L’un est l’investissement des entreprises (Art. 28). Bien sûr, celles-ci ne sont pas là pour faire de la charité : diminution du coût d’investisse-ment dans les formations et la recherche, trouver de la main-d'oeuvre formée spécifique-ment à leurs propres besoins rendant dépendant le diplômé à l’entreprise... Les entrepri-ses choisiront ainsi de financer les filières jugées utiles et rentables, accentuant ainsi les inégalités entre universités et entre filières. De plus, est à craindre une remise en cause de l’indépendance des cursus universitaires vis-à-vis des entreprises qui les financeront.

 

Le dernier moyen : la hausse des frais d’inscription ! Celle-ci, censée « responsabiliser les étudiants », va surtout instaurer une inégalité sociale dans l’accessibilité aux études supé-rieures. Chaque année ces frais augmentent en moyenne de 5 % / an et au regard des pays voisins sont appelés à exploser : Portugal 850 €, Allema-gne 1000 €, Angleterre 3900 €…. Rappelons qu’au-jourd’hui l’université est le dernier lieu où l’on peut accéder aux études supérieures de manière plus ou moins abordable. Notre ancien Premier mi-nistre n’est pas de cet avis : « Il faudra trouver d’autres sources de financement pour nos univer-sités [...] La seule solution crédible […] repose sur une augmentation considérable des frais de scolarité » (Discours sur l’enseignement supérieur, fév. 2007, Dominique de Ville-pin).

De plus, l’embauche de contractuels sera généralisée : « Le Président peut recruter pour une durée déterminée ou indéterminée des agents contractuels pour occuper des fonctions techniques ou administratives correspondant à des emplois de catégorie A [ou] pour assurer des fonctions d’enseignements ou de recherche » (Art. 19).

Pour le personnel technique et administratif, leurs conditions de travail n’en seront que plus précarisées (salaires plus bas, flexibilité augmentée) laissant un peu plus à l’abandon une uni-versité en ruine. Un service public de qualité passe par de bonnes conditions de travail des salariés.

Pour le personnel enseignant, une concurrence s’ins-tallera, où chacun devra négocier son salaire. Les moins bons et moins connus seront précarisés et certains grands pontes de l’enseignement seront privilégiés. L’inégalité dans la qualité de l’enseignement sera donc généralisée et institutionnalisée, mettant en place des facs de secondes zones et des facs d’excellences.

L’université devient une entreprise, les règles de gestion publique sont oubliées. Elle pourra embaucher quiconque sans minimum requis (de salaire ou de compétence) au détriment de la qualité de l’enseignement public.

Pour les étudiants, les conditions d’étude déplorables dans lesquelles nous vivons déjà ne doi-vent pas nous laisser accepter une loi qui, sous couvert d’une amélioration de ces conditions, ne fera qu’accentuer les inégalités.

Seule restera la loi du plus fort! Nous avons 6 mois pour nous battre !!!

Il est effectivement urgent de s’occuper de l’enseignement supérieur et de la recherche mis à mal depuis de trop nombreuses années par des politiques libérales. L’éducation et la recher-che n’ont pas à plier devant les exigences du marché économique. De nombreuses réformes sont souhaitables, en voici quelques pistes de réflexions :

 

Création d’une véritable politique financière comprenant un investissement public massif pour l’amélioration et l’entretien des bâtiments, une véritable politique de l’emploi répon-dant à la pénurie actuelle

 

Création d’un véritable statut de Doctorant et ne plus lui attribuer cette place à cheval entre le chercheur et l’étudiant.

 

Réappropriation du pouvoir par les acteurs de l’université et éviction des 3 représentants du MEDEF au CA.

 

Pour une université publique, gratuite et laïque !

Réengagement financier immédiat de l’Etat !

Abrogation immédiate de la loi relative

« aux libertés et responsabilités des universités » !

par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : Actualité de la FSE
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Mercredi 16 mai 2007

 
SOLIDARITE AVEC LES MANIFESTANTS

 

 

Une collecte de fonds a été établie par nos soins en vue de soutenir financièrement les manifestants anti-Sarkozy parmi lesquels des étudiants de Lyon condamnés à des peines d'emprisonnement ferme avec en complément une amende, plus des dommages-intérêts à verser à la Police nationale qui a honteusement porter plainte en invoquant des chefs d'accusation complètement déconnectés de la réalité des faits.

Nous vous invitons vivement à effectuer des dons par esprit de solidarité à ceux qui n'ont fait qu'exprimer leur désapprobation face à l'accession de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République et surtout pour condamner d'ores et déjà les politiques liberticides, anti-sociales, fascisantes, méritocratiques, qu'il entend mené avec l'aide de ses valets de droite et de gauche.

Vous pouvez en outre appeler au 06 75 54 73 73 (trésorier) ou bien au 06 79 74 66 89 (président). Vous pouvez également effectuer des versements directement sur le compte bancaire de l'USEL-FSE dont le numéro est le suivant:


707085R 38


Au nom des manifestants concernés, nous vous remercions infiniment de votre acte solidaire.

 

 

par USEL-FSE: Fédération Syndicale Etudiante publié dans : Répression des luttes
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mardi 15 mai 2007

ASSEMBLEE GENERALE POPULAIRE

MARDI 15 MAI à 18H00 à l'Université Lumière Lyon 2

Campus Berges du Rhône. RDV au 4 bis rue de l'Université (entrée vitrée)

MANIFESTATION

Mercredi 16 mai (jour de la passation de pouvoir) à 18h00 aux Terreaux.

Venez nombreux pour protester contre les politiques liberticides, anti-sociales, élitistes que prévoient Sarkozy et sa clique en cours de constitution.

par USEL-FSE: Fédération Syndicale Etudiante publié dans : Actualité de la FSE
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 23 avril 2007

L'UNIVERSITE LYON 2 S'EN PREND CETTE FOIS-CI A LA FSE A TRAVERS SAMY DICHY (Membre actif, élu au CA)

Le président Journès revient à la charge par son action répressive tendant à la traduction de Samy Dichy, FSE, en compagnie d'autres militants étudiants (non-syndiqués) au conseil de discipline. En ce qui concerne l'élu FSE au Conseil d'administration de l'Université, le motif invoqué à son encontre est : "divers troubles portant atteinte au bon fonctionnement de l'université".

Qu'on se le dise ! Notre camarade n'est point l'auteur des faits qui lui sont reprochés, à savoir: diffusion de tracts injurieux,  collage sauvage d'affiches, etc. Tout ceci n'est autre qu'une machination perverse de la part de l'administration dont le but est de nuire réellement à l'activité de la FSE.

Nous assumons pleinement  nos luttes contre la casse graduelle du service public d'enseignement supérieur, contre l'élitisme économique et social, la privatisation des facs et pour la défense de nos universités publiques.

Nous ne reculerons devant rien ni personne ! Nous ne céderons devant aucune tentative d'intimidation et encore moins devant celles dont l'initiative est attribuée aux autorités universitaires ou académiques ! Que les Sarkozy, le vrai et ses imitateurs, tremblent devant la colère des opprimés !

Nous appelons à soutenir notre camarade, Samy Dichy, étudiant en 2ème année de licence d'histoire, afin d'empêcher les membres du conseil de discipline de l'exclure et aussi pour qu"ils renoncent à toute sanction qui de fait revêterait un caractère politique.

SIGNEZ LA PETITION DE SOUTIEN QUI CIRCULE DANS VOS FACS !

par USEL-FSE: Fédération Syndicale Etudiante publié dans : Répression des luttes
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus