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Les 12 et 13 décembre 2006 auront lieu à Lyon 2 les élections des représentants étudiants aux Conseils Centraux (notamment le Conseil d’Administration et le Conseil des Etudes et de
Hetzel ou le commencement de
Le 24 octobre 2006, la commission université-emploi rend son rapport, dit rapport Hetzel, qui n’est manifestement que la suite logique de la réforme LMD-ECTS opérée en 2003 : vers une gestion privée des universités de plus en plus concurrentes. L’idée principale est effectivement la casse du service public d’enseignement supérieur par le biais d’éléments minutieusement réfléchis tels que :
La « professionnalisation » : déjà en place, elle vise aujourd’hui l’ensemble des cursus. Le rôle de l’université passe d’une formation continue à une formation professionnelle des étudiants dictée par le patronat, selon les exigences du marché de l’enseignement. En effet, les chefs d’entreprise (nouveaux investisseurs) exerceraient un contrôle sur le contenu des diplômes et leur organisation. Sachant par ailleurs que depuis la réforme LMD-ECTS, les diplômes délivrés par les universités n’ont plus une valeur nationale mais locale. Ce fut un premier pas révélateur des suites à venir.
Les patrons viendront même nous donner des cours dans nos facs, quand nous ne leur seront pas directement subordonnés pendant les stages qui se généralisent dans le même temps.
La présélection : Les facs sont chargées alors que le travail nous attend. Pourquoi suivre un enseignement post bac qui ne convient guère aux protagonistes de l’économie libérale ? Eh bien oui, c’est décidé : les lycéens devront subir une orientation choisie « selon leur compétences » dans le cadre bien évident du « désengorgement » des facs. Le terme de « sélection », même s’il n’est pas prononcé, est dans tous les esprits.
Les élections mais pourquoi faire ?
Tous les deux ans se déroulent les élections aux conseils centraux des universités (Conseil d’administration, conseil des études et de la vie universitaire, conseil scientifique). Les étudiants sont ainsi amenés à élire leurs « représentants » qui siègent au sein desdits conseils.
Que font ces derniers ? Très simple.
S’agissant des « co-gestionnaires », ils (elles) approuvent ou tentent d’aménager la politique de l’administration tout au plus néfaste à nos intérêts ; politique globalement en phase avec celle du gouvernement.
Contrairement aux imposteurs, les membres de
Voter pour
L’urgence est de construire un rapport de force favorable à un rejet de la politique gouvernementale. Il ne sera possible de battre en brèche cette politique autrement que par une mobilisation d’ampleur aboutissant à chasser tout gouvernement en passe de continuer de telles mesures contre les étudiants ou les travailleurs. Le vote FSE, c’est celui du refus franc et total de toutes ces attaques, préparant une future mobilisation.