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Mardi 16 septembre 2008

Voici celui du 14/03/08, qui a été adopté lors du dernier CA, le 12 Septembre.

Celui du
11/07/08 relate l'élection de Christin en tant que président de l'université Lyon II et les débats avec Brelot, candidate de Perspectives, et Christin.

Quant à celui du
18/07/08, il a vu adopté la liste de personnalité extérieure proposée par le nouveau président de Lyon II.

Enfin, voilà la
modification des statuts de l'université que la présidence a proposé lors du CA du 12 Septembre. Elle a été adoptée avec des amendements. L'UNEF et la Cé ont révendiqué et obtenu la présence des deux vices présidents étudiants dans de nombreuses commissions. En effet, la cogestion sera renforcée avec deux vices présidents étudiants au lieu d'un, mais aucun ne sera de la FSE, syndicat majoritaire, mais de lutte.

par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : Activité dans les conseils communauté : Syndicalisme
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Mardi 9 septembre 2008

La FSE n’a que fait son devoir de syndicat de lutte en refusant de voter pour la liste de personnalités extérieures proposée par le nouveau président de l’université. Notre responsabilité n’est pas de cautionner la soumission de l’université aux intérêts économiques locaux mais de défendre une université gratuite, publique, populaire, laïque et critique. Le blocage administratif des mois de juin et juillet n’était pas la conséquence d’un jusqu’au-boutisme de notre part, mais bien de l’inadaptation aux réalités du monde universitaire de la  LRU.

 

Si la liste des personnalités extérieures a été adoptée ce coup ci, c’est que les rapports de force dans le CA ont été bouleversés. Ainsi, l’UNEF et l’UNSA se sont affrontés pour savoir lequel d’entre eux placerait SA personnalité extérieure au sein du CA. Il a été préféré la personnalité extérieure de l’UNSA, le directeur du Vinatier, à celle de l’UNEF. Nous mêmes n’avons pas de préférence entre les deux. L’UNSA comme l’UNEF défendaient de façon similaire leur choix : leurs personnalités extérieure fourniraient des stages aux étudiants. Nous pensons que ce sont plutôt ces personnalités qui se fourniront en travailleurs à très bas prix parmi les étudiants.

 L’incapacité de l’UNEF a obtenir un allié parmi les personnalités extérieures du CA est révélateur de l’effondrement de sa capacité de nuisance collaborationniste - alors même que Lyon II en est un bastion historique. D’autre part, l’action de la FSE sur les chaînes d’inscription a protégé les nouveaux étudiants du racket systématique opéré par l’UNEF. Militants locaux et nationaux essaient de soutirer aux futures premières années 20 euros de façon systématique. La déception de l’UNEF de ne plus être des interlocuteurs privilégiés par l’équipe présidentielle explique leur refus des personnalités extérieures proposées par Christin. Cela dit, que celui-ci n’imagine pas remplacer l’UNEF par la FSE : nous ne marcherons jamais main dans la main avec l’administration, ne cogérerons pas l’université ni ne négocierons les intérêts des futurs travailleurs que sont les étudiants.

 

La liste enseignants et personnels PAU a choisi quant à elle de voter pour les personnalités extérieures. Nous regrettons le choix de PAU d’accepter l’application de la LRU à Lyon II, alors même que cette liste comporte des éléments dangereux pour l’indépendance de notre université.

Notamment, parmi eux, Michel Rouault, directeur de Dexia Rhône Alpes. C’est l’homme de Tiran, le doyen de sciences économiques. Dexia serait selon Tiran une banque « sociale », car elle est orientée vers le crédit au collectivité locales. Les usuriers de Dexia maintiennent sous la pression de l’endettement communes, départements, régions. Dexia n’hésite pas à « rouler dans la farine », selon le Canard Enchaîné, François Hollande, maire de Tulle, et des directeurs d’hôpitaux publics en leur faisant souscrire des emprunts à taux d’intérêts variables qui les plongent dans des difficultés financières insolubles. Le choix de Tiran est également révélateur des intérêts qu’il défend : ceux de sa chapelle, la faculté de sciences économiques.

Rien ne nous permet d’être optimistes quant au futur de Lyon II. Christin s’est toujours prononcé nettement pour la LRU, quant aux garanties qu’il a du donner pour se faire élire, nous n’avons aucun moyen d’estimer qu’elles seront respectées. Une commission d’enquête sur les techniques de répression employées par l’administration précédente est censée se réunir, certes. Mais nous verrons bien quelles techniques emploiera la nouvelle administration lorsque nous devrons nous mobiliser.

 

D’autres part, nous avons pu constater lors de ces inscriptions le fossé entre la masse des étudiants et l’administration. Bien qu’aussi bien Christin que Brelot aient affirmé publiquement le refus de la sélection, certaines filières refusent d’inscrire des bacheliers au prétexte que leur bac a été passé dans une autre académie. Nous avons relevé de nombreux cas et avons tenté d’intéresser les membres du CA à cette question le 18 Juillet. Mais, bien que nous soyons aller jusqu’à les mettre face à des étudiants dans cette situation, les élus étaient davantage obnubilés par les luttes de pouvoir internes à l’université.

La FSE, elle, préfère se battre pour l’intérêt des étudiants, notamment ceux issus des classes populaires, qui sont les premiers visés par les réformes et les premiers à pâtir de cette sélection larvée, d’autant plus révoltante qu’elle tait son nom. Nous ferons notre possible pour lutter pour leur droit à une inscription, même si nous ne saurions nous corrompre par de petits arrangements avec l’administration.

 

 Nous nous tenons prêts à, dès la rentrée, nous battre certes dans les conseils, mais aussi sur les campus et dans la rue.

par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : Activité dans les conseils communauté : Syndicalisme
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Lundi 21 juillet 2008

Les élections étudiantes au Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche ont eu lieu vendredi dernier. C'est un enjeu important, car tout syndicat qui y obtient un élu peut ainsi obtenir des informations précieuses sur la politique gouvernementale, et y porter une voix d'opposition face au ministère et aux "syndicats" négociateurs/capitulateurs tels que l'UNEF, la Cé, etc. C'est aussi une manière de faire gagner une visibilité aux idées du syndicalisme de lutte et de lui permettre d'exister. Ces élections ont été, dans une large mesure, trafiquées de manière à empêcher la liste commune SUD et FSE d'accéder à un élu.

Objectivement, ces fraudes profitent aux "syndicats" étudiants traitres qui veulent continuer de négocier le rythme et l'intensité des attaques antisociales et antipopulaires du gouvernement au nom des étudiants.




Communiqué commun SUD Etudiant/FSE

ÉLECTIONS CNESER : DES FRAUDES DE GRANDE AMPLEUR


Vendredi 18 juillet, nous annoncions notre volonté d’exiger l’annulation des élections au CNESER sur la base de la non-sincérité d’un scrutin. A ce jour, une lettre a été envoyée au ministère afin de solliciter cette annulation.

Dans cette lettre, nous précisons notamment que nous avons pu recenser des cas de fraudes plus importants que ce que nous avions estimé dans un premier temps.

Si nous savions que plusieurs cas de boîtes aux lettres fracturées d’élu-e-s Sud ou FSE avaient été recensés lors de la période de campagne, et que plusieurs élu-e-s avaient été contraints de solliciter l’envoi d’un deuxième matériel de vote (pour cause de non-réception du premier). Lors du dépouillement, on a ainsi pu constater que l’on avait parfois les deux bulletins des élu-e-s concernés sur les tables du dépouillement. Dans ces cas de doublons, les bulletins ont été conservés par le ministère, et seul ce ministère et la justice peuvent y avoir accès. Mais les fraudes ne s’arrêtent pas à ces cas.

En effet, dans plusieurs universités, nous constatons que tous les bulletins envoyés n’ont pas été comptabilisés lors du dépouillement : s’agit-il d’une interception postale lors de l’envoi ? S’agit-il d’une interception lors de l’arrivée des bulletins au ministère ? Nous ne pouvons, en l’état actuel des choses, le savoir de manière exacte.

Enfin, le troisième cas de figure est le plus frappant. Dans certaines universités, des élu-e-s n’ont pas été en mesure de voter, et ont donc conservé leur matériel de vote intact. Or, leur vote a été comptabilisé lors du dépouillement. Il s’agit donc ici non seulement d’une usurpation d’identité, mais aussi d’un usage de faux puisque cela suppose que les auteurs des faits aient été en mesure d’éditer le matériel de vote.

Un refus de réponse de la part du ministère serait une nouvelle marque de discrédit sur ce scrutin : nous attendons donc que la Ministre prenne ses responsabilités en annulant ces élections au plus vite, et en sollicitant d’elle même la justice pour que la lumière soit faite sur les responsables de ces agissements.



Précédent communiqué de presse commun de Sud Etudiant et de la FSE:

Les élections CNESER doivent être annulées


Mercredi 16 juillet s'est tenu le dépouillement des bulletins de vote pour les élections des représentants étudiants au CNESER (Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche). Les résultats « officiels » annoncent 131 bulletins exprimés pour la liste Sud/FSE, qui n'emporte donc pas de siège à seulement 5 voies.


Ce dépouillement a eut lieu à la suite d'une campagne et d'un scrutin entâché de plusieurs cas de fraudes.

Il faut rappeler que ces élections se font par correspondance: le matériel de vote n'est pas envoyé par des moyens sécurisés par le ministère (ni même en recommandé). Au cours de la campagne, plusieurs élu-e-s sur les listes Sud étudiant ou FSE ont vu leurs boîtes aux lettres fracturées, et beaucoup d'autres n'ont tout simplement pas reçu leur matériel de vote (devant ainsi solliciter un nouvel envoi auprès du ministère que nos élu-e-s n'ont jamais reçu).

D'autre part, lors du dépouillement (dont les résultats sont donnés
université par université), nous constatons que de nombreux bulletins des élu-e-s Sud ou FSE ne sont pas arrivés jusqu'au ministère, alors qu'ils avaient été envoyés à temps.

De fait, des organisations présentes au CNESER ont reconnues hier que le scrutin était entaché de fraudes.

Nous tenons tout de même à souligner un fait important, qui déplaira à ceux/celles qui se sont rendus responsables de ces fraudes: la liste du syndicalisme étudiant de lutte Sud/FSE a su rassembler au-delà des villes où Sud étudiant et la FSE sont implantés. Nouvelle preuve de la force croissante du syndicalisme de lutte, et du courant de sympathie qui l'accompagne, et doit continuer de croître de manière unitaire.

Nous annonçons donc que nous présenterons un recours rapide au ministère (garant légal de la bonne tenue du scrutin) pour demander l'annulation de ces élections du fait de la non-sincérité du scrutin. Si l'annulation n'était pas rapidement acceptée, nous envisagerons tous les recours possibles dans les jours à venir.

Fédération Syndicale Etudiante
fse.relations@luttes-etudiantes.com

Fédération des syndicats Sud Etudiant
sud-etudiant@sud-etudiant.org
_________________
Militant AGET FSE
www.aget-fse.fr

par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : Activité dans les conseils communauté : Syndicalisme
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Vendredi 13 juin 2008
VOICI DISPONIBLE LE PV DU CA

COMMUNIQUE DE L'USEL FSE

A PROPOS DU CA DU VENDREDI 6 JUIN 2008

 

La situation n'a pas évolué lors du CA du 6 Juin : la liste présentée par Claude Journès s'est vue refusée par les élus au CA, à 11 contre 10 et une abstention.

Cette situation souligne à la fois le refus de Claude Journès d'accepter le souhait de la majorité des élus du CA, qui est qu'il remette en cause son mandat mais aussi l'inadaptation de la LRU aux réalités universitaires et aux intérêts de la majorité de ses membres. La question des personnalités extérieures sera soumise encore une fois au CA avant la fermeture estivale de l'université.

 

Si cette situation de blocage se poursuit, la mise sous tutelle pourrait bien être décidée par le ministère, ce qui ne serait pas étonnant étant donné l'absence totale de consensus au sein du CA. Pour notre part, aucune alternative possible n'est souhaitable, RED ne valant pas mieux que la liste perspective.

 

Claude Journès s'est vu remettre par les élus FSE le Prix Orwell, qui lui a été décerné au cours des Bigs Brothers Awards par Privacy International pour avoir permis à une entrepris privée une entreprise privée de mettre " au point de produits de surveillance. Les étudiants de Lyon-II en sont les premiers cobayes". Sa politique de violente répression du mouvement anti-LRU (saccage de locaux associatifs et syndicaux, expulsion par les forces de l'ordre des campus, arrestation de militants) est également mise en cause par les organisateurs.

Nous ne pouvions que permettre la remise en main propre de ce prix amplement mérité, preuve en sont les multiples et intolérables attaques dont la FSE a été victime : Samy Dichy, précédent élu au CA, a été traduit en conseil de discipline de l'université (sans condamnation), notre local a été saccagé pendant le mouvement anti-LRU, un de nos militants a été arrêté lors d'un blocage symbolique de l'université, le 6 Décembre, pour fait de grève, ce qui a d'ailleurs lieu à un procès dont le verdict sera rendu le 12 Juin. Certains ont été blessés par les forces de l'ordre lors de cette même journée. Tout ces évenements ont eu lieu sur instigation de Claude Journès, qui prouvait là sa subordination au gouvernement.

Claude Journès a accepté ce prix, mais la liste Perspectives, indignée, a causé une interruption de scéance en quittant la salle.

 

A également été évoqué au cours de ce CA le plan campus. A l'instar de la liste PAU, nous récusons la logique néolibérale de dualisation de l'université de ce plan. Preuve en est la destination du financement à Lyon, les écoles, campus, déjà les mieux dotés.

 

L'USEL-FSE continue à s'opposer à la présence de représentants du patronat au sein du CA, à la présence de personnalités extérieures également et à l'ensemble de la LRU comme à la gestion de la pénurie budgétaire et exige toujours la démission de Claude Journès. Dans cette situation de vacance du pouvoir, la FSE continuera de se battre pour une université publique, laïque, gratuite et populaire.

par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : Activité dans les conseils communauté : Syndicalisme
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Jeudi 12 juin 2008

 

Il est du devoir de la FSE de tenir les étudiants de Lyon II informés de ce qui se joue en ce moment dans les Conseils d’Administrations. C’est avant tout la preuve de la justesse de la mobilisation que nous avons menée à l’automne contre la LRU, mobilisation qui n’a pas pu être menée à son terme à cause de la répression exercée par Claude Journès, sbire du gouvernement.

 

 

Vous pouvez consulter sur notre blog (http://usel-fse.over-blog.com/) les comptes rendus de CA. Nous devons également vous informer de façon plus concise. Cela dit, la complexité des évènements rend nécessaire la longueur de ce mail.

 

 Les CA se réunissent au sommet du dôme du palais présidentiel du campus des quais, dans une salle dont le confort et le luxe sont une insulte au personnel et aux étudiants. Siègent au CA élus professeurs, étudiants et du personnel, membres de droit (collectivités locales) et avec la LRU un nombre accru de personnalités extérieures (dont au moins un représentant du patronat). L’admission des personnalités extérieures au sein du CA dépend des 22 membres élus qui peuvent accepter ou refuser la liste de personnalités fournies par le président de l’université.

Or, Journès a déjà soumis sa liste trois fois au vote, et par trois fois le CA l’a rejetée, même aménagée. Journès refuse de remettre au préalable son mandat en jeu face aux 22 élus (les personnalités extérieures à qui il ouvrirait la porte du CA lui seraient reconnaissantes).

 

A terme, la paralysie du CA conduirait la paralysie de l’université, incapable d’embaucher mais aussi de payer son personnel. Mais cela n’arrivera pas : à la rentrée, vous trouverez sans doute l’université sous tutelle du ministère : le CA ne se réunira plus et ce sera une équipe nommée par le gouvernement qui prendra les décisions. Un petit quart des universités françaises connaissent le même blocage administratif. La faute en revient à la loi ainsi qu’au président de l’université, Journès.

 

La FSE ne considère pas le CA comme organe de décision légitime et démocratique et sa dissolution lui importe peu. Nous avons refusé la liste présentée par Journès car des intérêts privés et économiques n’ont pas à siéger au CA de l’université. Nous constatons que l’UNEF, la CGT, l’UNSA s’accommodent très bien de la LRU à laquelle nous nous sommes toujours opposés et continuons de nous opposer sans nous ni vous trahir. La FSE a à porter les revendications et les intérêts des travailleurs en formation que sont les étudiants, non à choisir qui sera leur bourreau.

 

De plus, que nous propose Journès ? La loi ne lui impose qu’un représentant du patronat, Journès faisait du zèle et en proposait au départ deux. L’un de France Telecom, l’autre de Mérial, industrie pharmaceutique. Le management de France Telecom, contrairement à ce que soutient Journès, ne fait pas dans le social, quant à l’industrie pharmaceutique, chacun sait qu’elle est loin d’être irréprochable. La pharmacie et le secteur de la santé sont un secteur de partenariat privilégié pour Claude Journès.

Il souhaite dans une logique clientéliste fournir ces entreprises en chair fraîche de travailleurs, tout spécialement formés à leurs besoins. Les élèves des filières Histoire de l’Art, Anthropologie ou Histoire ne sont absolument pas pris en compte dans le choix proposé par Journès. Il s’agit de rendre rentables les étudiants d’Economie, Droit, Sciences cognitives, Psychologie.

 

L’UNSA, qui a voté pour la liste préfère le vocable «  représentants du monde de l’entreprise » plutôt que du patronat. L’UNSA a placé sur la liste de Journès le directeur du Vinatier. C’est là encore un représentant du patronat, finalement, pour qui les élèves de psychologie formeraient des contingents de stagiaires gratuits, palliant les manques budgétaires de l’hôpital public.

 

La conduite de l’UNEF est scandaleuse : elle a voté la liste des personnalités extérieures, qualifiant la première, avec deux représentants du patronat, de « bonne », et la deuxième de « meilleure » encore. Elle lui paraît équilibrée.

En réalité, la fidélité envers les pouvoirs en place à l’université est une nécessité de survie pour l’UNEF qui a été laminée partout en France.

L’UNEF propose sur la liste de Journès un directeur de la MGEN, mutuelle des enseignants. Elle ose se féliciter des stages qu’ils pourraient offrir aux étudiants, arguant pour se justifier qu’ils seront rémunérés (mais pas au SMIC, quand même : travailleurs gratuits ou au rabais, c’est plutôt offrir les étudiants à la MGEN que l’inverse).

EVU après avoir voté contre s’est abstenue, considérant que prendre une décision, c’est trop de pression.

La Cé a voté jusque là pour la liste des personnalités extérieures. Mais l’élu de la Cé comme celle de l’UNEF ne prendront pas part au vote lors du prochain CA. L’UNEF et la Cé lâchent Journès !

 

La CGT, quant à elle, a voté la liste proposée par Journès et placé dessus un vice-président du conseil économique et social de la CGT.

 

La liste des personnels et enseignants PAU a quant à elle tenu jusque là des positions justes et refuse l’application de la LRU.

 

Soulignons la totale inadéquation de la LRU avec la réalité d’une université de sciences humaines et sociales. De nombreuses filières ne sont pas rentabilisables : quel avenir pour elles si les votes au CA dépendent de représentants de secteurs économiques ?

 

Derrière la question des personnalités extérieures, s’en cache une autre qui explique le refus opportuniste de la liste RED, qui n’a rien contre le fait que des représentants du patronat siègent au CA, de voter pour la liste présentée par Journès. RED est une liste de professeurs et personnels menée par le doyen de science éco, Tiran. Il s’agit de la question du pouvoir à l’université. En effet, voter la liste des personnalités extérieures signifie soutenir Journès et son équipe.

 

La FSE demande sa démission depuis le festival « grille ta fac ». Ont suivi la traduction en conseil de discipline de Samy Dichy, ancien élu au CA de Lyon II, le fichage illégal pratiqué par l’administration, le saccage de notre local syndical pendant le mouvement anti LRU, l’intervention des forces de l’ordre sur le campus, l’arrestation de plusieurs de nos militants. Ont d’ailleurs été relaxés un de nos militants étudiant à Lyon II et un militant Sud Etudiant de Lyon III, jeudi 12 Juin. Il leur était reproché des actes de violence contre les forces de l’ordre. Ils avaient été arrêtés pour fait de grève le 6 décembre sur le campus des quais.

 

Nous avons d’ailleurs remis le prix Orwell à Claude Journès, au nom de l’organisation Privacy International (http://www.privacyinternational.org/, http://bigbrotherawards.eu.org/)  qui récompense personnalités, collectivités, exerçant une répression et une politique sécuritaire.

 

Les tractations tentées par Journès se sont soldées par un échec. RED ne se contente pas d’un poste de vice-président, comme Journès le proposait. Le président de l’université refuse à chaque CA de remettre en jeu son mandat car il sait qu’il serait incapable de trouver une majorité. Nous ne voyons pas d’ailleurs ou en trouver une, et, étant donné les rapports de force internes au CA, nous voterons contre toutes les propositions d’équipe présidentielles qui pourraient être faites. RED tient des positions plus à droite que celles de Journès tout en se cachant derrière un discours démocrate. Une université démocratique, d’accord, mais nous, nous la voulons publique, gratuite, laïque, critique et populaire.

 

Un dernier CA se tiendra avant la fermeture estivale de l’université. Le résultat sera sans aucun doute le même : la liste des personnalités extérieures sera rejetée et nous aurons à faire face à une mise sous tutelle de Lyon II. Et ce sera à la fois la faute de la LRU et de Claude Journès !

 

La FSE continuera à se mobiliser dans les conseils comme sur les campus et dans la rue pour faire triompher les revendications d’un syndicat de classe, de masse et de lutte. Aujourd’hui comme demain notre rôle est de vous informer des coups bas et des conspirations de ceux qui veulent subordonner le savoir au capital.

par Fédération Syndicale Etudiante - Lyon publié dans : Activité dans les conseils communauté : Syndicalisme
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